Baie du Mont-Saint-Michel / Bretagne romantique / Côte d'Emeraude / Pays de Dol / Saint-Malo et son agglomération
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26/04/2022
On parle de Fête du Travail… mais non ! Le 1er mai, c'est bien la Journée internationale des travailleurs et travailleuses ! Elle prend racine dans le mouvement ouvrier qui, à la fin du 19e siècle, s'est battu pour obtenir la journée de 8 heures, souvent au prix de violentes répressions. Sans vouloir faire ici un cours d'Histoire (d'excellentes synthèses sont consultables sur le net, en particulier la notice Wikipedia), disons simplement qu'avant cette mobilisation historique, le patronat n'avait aucune limite dans l'exploitation de la main d'œuvre. Ceci dit pour montrer toute la force dont nous sommes capables…
En France, à partir de 1889, le 1er mai fut l'occasion de manifester pour la journée de 8 heures (et la semaine de 48 heures…), revendication qui sera obtenue… trente ans plus tard. Depuis, les choses n'ont cessé d'évoluer vers la réduction du temps de travail. Depuis 20 ans, celui-ci a été porté à 35 heures par semaine. Mais nous pouvons obtenir mieux ! La CGT milite pour la semaine de 32 heures, un objectif réaliste et d'ailleurs proche de ce qui se pratique déjà dans plusieurs pays d'Europe.
Ce dimanche 1er mai 2022, retrouvons-nous place Saint-Vincent, à 10h30, pour fêter la mémoire ouvrière et défendre, ensemble, les revendications qui seront les conquêtes de demain !
08/04/2022
Et pourtant, ce contexte devient de plus en plus explosif ! Qu'on en juge : des grèves suivies depuis le début de l'année (avec, le 27 janvier, une majorité de grévistes dans certains services), deux rassemblements dans la cour de la Mairie (malgré les obstacles faits à la diffusion de notre dernier appel), une pétition lancée à l'initiative des agents (qui a recueilli plusieurs centaines de signatures)… Rien que ça !
Ces manifestations de mécontentement ont-elles joué un rôle dans la récente décision de la municipalité, d'octroyer une prime de 210 euros aux agents concernés par le futur dispositif de prévoyance ? Ce n'est pas impossible…
Le SAM, quant à lui, du haut de son imperturbabilité, s'arroge la paternité de cet avantage annoncé. On ne peut empêcher personne de tirer les marrons du feu. En revanche, on peut préciser certaines choses.
Par exemple, qu'en appliquant les 1607 heures, la Ville de Saint-Malo prévoyait – elle l'avait annoncé en 2021 – une économie de : 722 064 euros. Et grâce à qui ? Aux agents bien sûr, qui désormais travaillent plus pour ne pas gagner davantage !
Moralité : cette "prime" de 210 euros, c'est un peu comme si on vous offrait des fleurs qu'on serait allé discrètement couper dans votre jardin… Merci patron !
Il est également question du dossier de la déprécarisation qui, grâce au SAM, "avance à grands pas". Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet, notamment sur ces séances de "job dating" durant lesquelles les agents contractuels entrent, malgré eux, en compétition les uns contre les autres et ont dix minutes – dix minutes ! – pour prouver leur valeur professionnelle, après des années de bons et loyaux services (et de renouvellements de contrat). À l'issue de cette loterie, des agents voient leurs espoirs de titularisation réduits à néant. En termes de motivation, on fait mieux… Certains sont sous contrat depuis plus de 6 ans. Qu'attend la Ville de Saint-Malo pour titulariser ces personnels qu'elle maintient, en toute illégalité, dans la précarité ?
Car réduire une précarité que l'on entretient par ailleurs, relève du même cynisme que d'octroyer aux agents des primes qu'ils financent eux-mêmes.
Mais ça, le SAM ne vous le dira pas !
01/04/2022
Notre syndicat avait en effet appelé à rejoindre le mouvement national pour la hausse des salaires et l'amélioration des conditions de travail, qui a mobilisé des milliers d'agents un peu partout en France. Et, malgré une météo exécrable et des températures hivernales, nous nous sommes retrouvés aussi nombreux que le 27 janvier dernier devant la mairie de Saint-Malo. C'est bien la preuve qu'il y a comme un malaise. Il faut dire que la situation des agents n'a jamais été aussi préoccupante : tous souffrent comme ailleurs de l'inflation et de la hausse du prix de l'énergie et des carburants, particulièrement les bas salaires souvent obligés de prendre leur véhicule pour se rendre à leur travail, puisqu'on habite loin des villes où le prix des logements atteint des hauteurs stratosphériques… Mais encore, à Saint-Malo, les droits des agents fondent comme neige au soleil : congés, RTT, prime de départ en retraite… Le malaise dont nous parlions plus haut ne cesse de prendre de l'épaisseur.
Les agents demandent à être écoutés. Pris en considération. Reconnus. Rétribués à la hauteur de la qualité du travail qu'ils et elles rendent au quotidien, dans des circonstances parfois difficiles. Est-ce trop demander ?
Il nous a fallu ruser pour que notre appel au rassemblement parvienne aux agents. Avez-vous vu notre tract dans vos services ? Pas sûr. Ce que nous pouvons dire, c'est qu'à Saint-Malo, faire afficher un tract sur les panneaux d'informations syndicales est un exercice compliqué…
Malgré notre demande formulée la semaine précédente, aucun élu n'était présent en mairie, ce jour-là, pour nous recevoir. C'est curieux. Et c'est dommage.
Un élément encourageant, tout de même : Gilles Lurton, maire de Saint-Malo, nous a appelés la veille pour nous inviter à le rencontrer et à dialoguer, au plus vite. Nous avons bien sûr répondu positivement à son invitation.
Et, en guise de base de discussion, nous lui avons transmis, ce 31 mars à midi, les revendications suivantes :
A suivre !
29/03/2022
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le gouvernement sait retourner sa veste : après être resté intraitable, pendant des années, sur le gel du point d'indice, voici que l'on admet ce que les organisations syndicales, CGT en tête, n'ont cessé de défendre : une revalorisation du traitement des agents de la Fonction publique, qui est devenu de moins en moins attractif.
Sans doute faut-il voir, dans ce revirement, la marque d'une inflation qui touche violemment la population, et particulièrement les plus modestes, mais également l'inquiétude du gouvernement face à la grogne diffuse des laissés-pour-compte, et peut-être aussi une pincée d'opportunisme électoral.
Mais bref, il s'agit d'une bonne nouvelle que nous n'allons pas bouder.
Reste à savoir si ce dégel annoncé sera à la hauteur de ce que les agents attendent. Nous verrons.
Pour l'heure, ne soyons pas dupes : il s'agira, selon toute vraisemblance, d'un simple rattrapage qui ne doit pas nous distraire des luttes en cours et à venir. Hausse significative des salaires et des pensions, embauches massives dans les services en tension, réduction du temps de travail…
Restons lucides et déterminés !
25/03/2022
L'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) a classé les pays en fonction de la durée hebdomadaire moyenne du travail et du PIB par heure travaillée (en dollar, en parité de pouvoir d'achat). Et ce classement montre que les pays où l'on travaille le moins ne sont pas forcément les moins productifs...
En tête du classement, les Pays-Bas où l'on travaille en moyenne 30,3 heures pour un PIB de 77 dollars par heure travaillée. Ils sont suivis du Danemark (33,3 heures / 88 dollars), de la Norvège (33,7 heures / 89 dollars) et de l'Allemagne (34,9 heures / 76 dollars).
La France, elle, est en treizième position (sous la moyenne de l'OCDE), avec un temps de travail hebdomadaire moyen de 37,4 heures et un PIB par heure travaillée de 79 dollars.
Peut mieux faire !