CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo

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Du doigt d'honneur : adresse à la municipalité de Combourg

18/12/2023

Du doigt d'honneur : adresse à la municipalité de Combourg

Doit-on s'en réjouir ? C'est à Combourg que les agents municipaux auront eu le triste privilège d'apprendre les différentes déclinaisons du doigt d'honneur.
- Un maire qui ostensiblement ignore les agents grévistes et leur demande d'audience, malgré un nombre record de services à l'arrêt...
- Un maire qui, aux appréciations d'un responsable d'équipe sur un agent, préfère sa propre "lecture"...
- Un maire qui, à l'entretien d'embauche d'un agent, lui fait miroiter une titularisation "si tout se passe bien" et qui, quand tout s'est bien passé, met cet agent au chômage...
- Un maire qui, en Comité social territorial, valide une campagne de déprécarisation et la gèle trois mois plus tard, pendant un an...
- Un maire qui écarte les préconisations du service RH pour définir lui-même le montant des primes annuelles et vider ces dernières de leur sens managérial...

Etc.

Dans l'hypothèse où il s'agirait là du fonctionnement normal de la collectivité (nous ne voulons pas y croire), il faudrait alors l'inscrire clairement dans le règlement intérieur afin que chaque agent et futur agent travaille en connaissance de cause. On évitera ainsi les démissions, les burn-out, les arrêts de travail pour dépression et les mutations pour incompatibilité de vues sur le sens du travail.

En attendant qu'une réponse claire soit apportée à ce qui nous apparaît comme un dysfonctionnement profond de la collectivité, un collègue - Anthony M. -, qui avait quitté un CDI pour venir travailler aux services techniques et qui, par son investissement, donnait du sens aux valeurs du service public, ce collègue que beaucoup d'agents connaissent et apprécient, sera chômeur juste après le réveillon de fin d'année.
Vendredi 15 décembre, un nombre impressionnant de collègues se sont mis en grève pour le soutenir et appeler à sa réintégration.
Ils attendent votre réponse.

 

Ajoutons qu'à l'initiative d'agents syndiqués, une pétition circule actuellement dans les services, appelant à la réintégration d'Anthony et à sa stagiairisation au cours de 2024. Elle sera remise à la municipalité vendredi 22 décembre.

Il va de soi que ses signataires espèrent autre chose qu'une énième démonstration de mépris.

Grève du 15 décembre à Combourg : historique !

15/12/2023

Grève du 15 décembre à Combourg : historique !

La demande d’autorisation de manifester, de même que le tract édité pour l’occasion par la CGT, avaient été déposés en mairie (et en sous-préfecture) lundi 11 décembre. Deux jours plus tard, à l’appel téléphonique du correspondant du Pays Malouin venu l'interroger sur la grève à venir, M. le Maire de Combourg a répondu qu’il n’était « pas au courant ».
À la demande des représentants du personnel d’être reçus en délégation, M. le Besco n’a pas donné suite. Mieux : il était absent de la mairie. Parti faire ses courses, peut-être, pendant qu’à sa demande une partie de ses adjoints beurraient des sandwichs pour les écoliers ?
De notre côté, nous avons immédiatement dénoncé le mépris manifesté par un homme qui semble muré dans la solitude du pouvoir.
Par voie de presse, Joël Le Besco s’est défendu de toute politique fondée sur la précarisation des emplois en annonçant la stagiairisation de 7 agents pour 2024. Ils et elle sont 32 contractuel.les sur 75 agents, certain.es avec plus de 6 six années d’ancienneté... Depuis des années, les effectifs municipaux tournent à près de 40% de CDD... (moyenne nationale : 20%).
Il a également vanté sa générosité avec la récente revalorisation du régime indemnitaire et la participation employeur à la prévoyance, alors que les revendications des agents ne portaient pas sur une demande de pognon, mais sur la pérennité de l'emploi, l'égalité de traitement (notamment en ce qui concerne l’attribution des primes) et la politique de pilotage des services, en particulier RH. 
Et sur la réintégration de notre collègue Anthony, qui sera injustement privé de son emploi et mis au chômage au 31 décembre.
Jusqu’à quand la municipalité de Combourg va-t-elle cautionner un management hyper vertical, trop souvent brutal et arbitraire, qui s’accommode volontiers de l’illégalité (hier les congés volés et les astreintes non payées, hier et aujourd’hui encore les CDD abusifs), qui maltraite les agents par des charges de travail excessives dues à un sous-effectif chronique ?
Quelle crédibilité accorder à un édile qui, d’un côté, déplore les difficultés de recrutement et de l’autre, pousse vers la sortie des agents compétents mais peut-être insuffisamment dociles ?
Quels drames faudra-t-il ? Un collègue victime d’un accident de la circulation, parce que réduit à l’état de zombie à force d’épuisement ? (cela a failli arriver récemment à un agent de la crèche)
Un enfant blessé, faute d’adultes en nombre suffisant pour surveiller la cour de récréation ?
Combien d’arrêts de travail ? (leur nombre aura atteint, en 2023, un chiffre sans doute historique, lui aussi) Combien de burn-out ?
Un an et demi après un premier mouvement social très suivi, l’essentiel du problème demeure : le lien de confiance continue de s’éroder entre la municipalité et les agents dévoués à leur travail. Et ce n’est pas le mépris délibérément affiché par M. le Maire, vendredi 15 décembre 2023, face à la masse de ses agents contraints de faire grève pour se faire respecter et défendre une autre vision des services publics, qui va arranger les choses.

Combourg : les "largesses" de la municipalité

13/12/2023

Combourg : les "largesses" de la municipalité

Dans cette fameuse note datée du 13 décembre 2023, répondant au tract de la CGT mais pas vraiment aux revendications portées (arrêt des recrutements de contractuels sur emploi permanent, mise en place d'une politique de pilotage des RH, déprécarisation rapide des 28 agents encore contractuels), M. le Maire souligne "que la Ville agit au bénéfice de ses agents" notamment à travers un régime indemnitaire (RIFSEEP) "augmenté en moyenne de 51% pour les catégories revues (majoritairement cadre C)".

Fichtre ! 51%, c'est beaucoup. Les représentants du personnel au Comité social territorial ont d'ailleurs salué cette avancée sociale significative. Mais la CGT (majoritaire au CST) a regardé d'un peu plus près ce RIFSEEP "new look". Et a comparé avec celui d'une commune que nous citons souvent, du fait de sa taille et de ses services, sensiblement identiques : Dol-de-Bretagne.

D'abord, d'où partions-nous ?

En 2020, la Ville de Dol a consacré 194 609 euros aux primes et indemnités versées à ses 74 agents. La même année, la Ville de Combourg a, quant à elle, versé 136 743 euros à ses 75 salariés. Primes Covid comprises. Une différence de plus de 42% ! Dans ces conditions, parler d'un régime indemnitaire "au ras des pâquerettes" qu'il était souhaitable, voire urgent de revaloriser, ne serait pas exagéré. D'où, peut-être aussi, les "difficultés de recrutement" que déplore M. le Maire dans sa note du 13 décembre.

En juillet 2022 (un an avant Combourg, donc), la Ville de Dol a approuvé une revalorisation du RIFSEEP. Examinons les indemnités mensuelles (IFSE, liées aux fonctions, sujétions et degré d'expertise) versées aux agents de catégorie C : le minimum est fixé à 204,16 euros (il peut monter jusqu'à 661,50 euros).

À Combourg, l'IFSE la plus basse versée aux agents de catégorie C (81% des effectifs) est de 150 euros. Après sondage, le cas est assez fréquent. Donc, une différence de plus de 36% par rapport à Dol-de-Bretagne !

Pour les agents de catégorie A (cadres), en revanche, c'est une autre affaire. À Dol, l'IFSE n'excède pas 1508,75 euros par mois. À Combourg, l'indemnité grimpe à 2050 euros pour les heureux élus (4% des effectifs) ! Une différence de près de... 36%. Amusant.

Dans son document de présentation qui a servi de base à sa délibération, la Ville de Combourg indique un effort budgétaire compris entre 52 752 euros et 83 232 euros ; pour Dol-de-Bretagne, c'est 70 000 euros. Donc, les moyens sont comparables et le problème n'est pas là. Le problème, c'est la répartition.

Moralité : les agents de catégorie C ont intérêt à postuler à Dol ; les agents de catégorie A ont intérêt à rester à Combourg.

C'est ainsi que se construit l'attractivité d'une commune !

Misère de l’emploi à la Ville de Combourg

11/12/2023

Misère de l’emploi à la Ville de Combourg

Déjà en juin 2022, un mouvement social pointait, en autres dénis de droit et anomalies, les conditions de travail des agents techniques : sous-effectifs chroniques, précarité de l’emploi, pénurie de matériels, etc. La mobilisation d’une ampleur inédite (50% de grévistes parmi le personnel communal) avait conduit la municipalité à engager, entre autres, un plan de déprécarisation ambitieux, à raison d’un agent tous les deux mois (décision actée lors du Comité social territorial de novembre 2022).
Aujourd’hui, où en est-on ?

Une seule stagiairisation en 2023... La précarité se porte toujours bien.
Aux services techniques, il y a davantage de contractuels que de titulaires ! Une situation qui dure depuis plusieurs années déjà… Les effectifs ? Dix agents. Pour se donner un ordre d’idée, on peut comparer avec ceux de Dol-de-Bretagne, une commune proche et identique en démographie : 35 agents !
Quand nous avions établi cette comparaison accablante, la municipalité de Combourg avait minimisé les choses en arguant que les effectifs de Dol comprenaient la voirie, une compétence assurée par la communauté de communes en ce qui concerne les zones hors agglomération de Combourg.
La bonne blague ! Avant cette prise de compétence, il y a dix ans, le service voirie de Combourg (qui s’étend sur 65 km2, quand même) ne comptait que trois agents (ils sont 9 à Dol-de-Bretagne, pour une superficie d’à peine 16 km2). Et même si l’on ôte les agents de la voirie de Dol… ils sont encore 16 face à la dizaine de Combourg… À Dol, le service Espaces verts compte 9 salariés ; à Combourg, ils sont seulement 4 et doivent entretenir environ 30 hectares... Aux bâtiments, ils sont 2 à Combourg, contre 7 à Dol…
Mais tout va très bien. La municipalité peut même s’offrir le luxe de se séparer d’un salarié qui totalise non seulement des qualifications en électricité, plomberie, maçonnerie et on en passe, mais en plus dispose de tous ses permis (poids lourd, etc.). Anthony, recruté voici deux ans, à qui on avait fait miroiter une titularisation « si tout se passait bien », sera mis au chômage au 31 décembre. Son tort ? À part travailler correctement et ne jamais être absent, on ne voit pas… Les appréciations portées par son supérieur hiérarchique (qui travaille avec lui au quotidien) sont excellentes… 
On précise qu’Anthony a quitté un CDI pour venir travailler à la Ville de Combourg.
L’injustice est flagrante et nous ne pouvons croire que l’ensemble de la municipalité approuve une décision que M. Le Besco semble avoir prise seul et selon des critères qui lui sont propres. Quel message la municipalité entend-elle envoyer aux agents contractuels ? Qu'ils ne valent rien ?
Nous ne lâcherons pas Anthony ! Et nous refusons cette politique d’austérité de l’emploi que rien ne justifie à Combourg, ni pour les services techniques, ni pour aucun autre service !
En solidarité avec notre collègue, en colère contre les méthodes de management brutales et arbitraires, nous appelons l’ensemble des agents de la commune à faire grève et à manifester le vendredi 15 décembre prochain !
Rendez-vous à 11h devant la mairie de Combourg et munissez-vous de tout instrument susceptible de faire un maximum de bruit !


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La lutte continue

06/10/2023

La lutte continue

D’autres choix sont possibles ! Chaque année, 200 milliards d’’euros d’aides publiques fiscales ou sociales sont données aux entreprises sans aucun contrôle ni contrepartie. Les budgets des services publics et de la sécurité sociale seront bientôt discutés au Parlement. C’est le moment de faire entendre la voix des travailleurs et des travailleuses : nous voulons vivre dignement de notre travail, travailler moins et mieux, avec des budgets au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers.

Pourquoi appelons-nous à la grève et à rejoindre les cortèges ?
Pour nos salaires : alimentation, loyer, énergie, transports : tout augmente sauf les salaires. Pendant ce temps, les grandes entreprises continuent de multiplier leurs profits sans rien lâcher en contrepartie. Grâce à nos mobilisations, c’est l’augmentation générale des salaires qui est aujourd’hui le mot d’ordre commun : du salaire net pour vivre au jour le jour et du salaire brut (maladie, maternité, chômage, retraite…) pour nos protéger tout au long de nos vies.

La CGT défend le principe de l’indexation des salaires sur les prix pour que les fiches de paye ne soient plus amputées par l’inflation et l’ouverture de négociations dans l’ensemble des entreprises, des branches et dans la fonction publique.
Pour l’égalité : malgré l’affichage « grande cause nationale », les femmes sont toujours payées un quart de moins que les hommes, en moyenne.

La CGT est mobilisée pour l’égalité salariale et professionnelle : revalorisation des métiers à prédominance féminine, refonte et transparence pour l’Index, pénalisation des employeurs qui discriminent.
Pour nos services publics : hôpitaux, petite enfance, aide à l’autonomie, travail social, écoles, enseignement supérieur, recherche… nos services publics sont mal en point.

La CGT se bat pour des investissements massifs dans les services publics de proximité et de qualité qui privilégient l’accueil physique des usager·es.
Pour l’environnement : les conséquences du dérèglement climatiques sont dramatiques. Il est urgent d’agir pour une transition écologique socialement juste et une réelle planification, construite avec les travailleuses et travailleurs, afin d’anticiper les besoins en formation et qualification ainsi que la création ou recréation de filières entières.

Voilà pourquoi nous voulons conditionner les aides publiques à des critères sociaux et environnementaux élaborés avec les salarié·es et leurs représentant·es.
Pour nos retraites : la réforme des retraites qui s’applique depuis le 1er septembre est toujours aussi injuste, brutale, injustifiée et impopulaire. Le combat se poursuit en mettant la pression dans les négociations en cours pour l’Agirc-Arrco (retraites complémentaires) et celles qui doivent s’ouvrir dans les branches au sujet des départs anticipés.

La CGT reste fidèle à la lutte pour la retraite à 60 ans voire avant en cas de pénibilité, ainsi que la prise en compte des années d’études dans le calcul de la retraite.
Pour nos droits : de nombreuses luttes font irruption dans le paysage médiatique. Elles ne sont que la pointe de l’iceberg. Partout où les salarié·es s’organisent dans un syndicat, le rapport de force se renverse et des avancées concrètes et quotidiennes deviennent possibles.

Rassembler les salarié·es, écouter et porter les revendications, les représenter dans les instances et dans les mobilisations et gagner des avancées réelles et durables dans l’intérêt du monde du travail... C'est aussi cela, le sens du combat qui est le nôtre.

 

Manifestation vendredi 13 octobre, 11h devant la médiathèque de Saint-Malo

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