Baie du Mont-Saint-Michel / Bretagne romantique / Côte d'Emeraude / Pays de Dol / Saint-Malo et son agglomération
06 76 31 98 69
20/01/2026
À ce jour, les conséquences humaines et professionnelles de ce climat délétère sont particulièrement graves. Plusieurs agents expérimentés, en poste depuis de nombreuses années, ont été ou sont toujours placés en arrêt de travail. Certains ont quitté définitivement la collectivité. Pour d’autres, la souffrance au travail a conduit à la reconnaissance en maladie professionnelle, accompagnée d’un suivi médical et de traitements médicamenteux, traduisant une atteinte sérieuse à leur santé psychique et physique.
Face à la gravité de la situation et à ses effets durables, les agents concernés avec courage ont alerté à de multiples reprises les services de l’État, notamment la Préfecture, ainsi que le Centre de gestion départemental. Le malaise dépasse par ailleurs le seul cadre administratif : il s’est également manifesté au sein de la majorité municipale. En effet, les 16 et 27 mai 2024, deux adjoints au maire ont adressé chacun un courrier au préfet et au sous-préfet, dénonçant explicitement le comportement « odieux » d’un élu à l’égard d’un agent, ou encore « les conséquences du management funeste (ou de l’absence de management) exercé par M. Olivier Compain à l’encontre de ses agents administratifs ».
Une réunion s’est tenue en sous-préfecture le 30 mai 2024, en présence du maire, d’un adjoint, de deux agents municipaux et du Centre de gestion d’Ille-et-Vilaine, laquelle a été suivie d’un audit conduit par ce dernier. Toutefois, force est de constater qu’aucune amélioration structurelle ou durable n’a été observée depuis lors.
La CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo a également exprimé sa profonde inquiétude, tant auprès des élus de Miniac-Morvan que des services de l’État, notamment par un courriel adressé à la préfecture d’Ille-et-Vilaine le 15 mars 2025. Dans sa réponse datée du 1er avril, M. Philippe Brugnot, sous-préfet de Saint-Malo reconnaissait continuer à recevoir des alertes faisant état de la persistance de tensions et de difficultés majeures au sein des services municipaux, compromettant le fonctionnement normal de la commune. Il indiquait s’engager à organiser une nouvelle réunion avec M. Compain afin de poursuivre le dialogue engagé. À ce jour, il n’est pas établi que cette rencontre ait effectivement eu lieu.
La CGT a par ailleurs été contrainte d’intervenir à plusieurs reprises directement en mairie afin de rencontrer et d’accompagner des agents en grande difficulté. À cet égard, la situation de l’ancienne directrice générale des services illustre de manière particulièrement préoccupante les dysfonctionnements observés : celle-ci a reçu, en novembre 2025, un bulletin de salaire négatif, malgré une reprise du travail en temps partiel thérapeutique depuis le mois de septembre. Après avoir légitimement alerté sa hiérarchie, elle a fait l’objet d’une mesure disciplinaire, ajoutant une pression supplémentaire à un contexte déjà fortement dégradé !
Par le présent communiqué, la CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo dénonce solennellement un mode de management qu’elle qualifie de désastreux au sein de la municipalité de Miniac-Morvan. Elle déplore également l’absence de mesures correctrices efficaces de la part des autorités compétentes, en dépit des nombreuses alertes émises tant par les agents, que par certains élus et par l’organisation syndicale elle-même.
La situation actuelle appelle désormais une prise de responsabilité claire, rapide et déterminée des pouvoirs publics afin de garantir la protection de la santé des agents avant qu’un drame n’arrive, le respect du droit du travail et le bon fonctionnement du service public communal.
06/01/2026
Le passage au scrutin 100% numérique n'est pas obligatoire dans la Fonction publique territoriale et il n'y avait aucune raison impérieuse pour décider que les prochaines élections professionnelles prendraient cette forme à Saint-Malo.
Car nous sommes attaché.e.s au scrutin à l'urne, d'abord pour la convivialité de ce moment important de la démocratie au sein de la collectivité : on se déplace, on rencontre d'autres collègues, d'autres services, on a la possibilité de discuter avant et après le vote... Le contact humain, c'est important !
Ensuite, le vote électronique est objectivement moins simple : il faut disposer d'un poste avec un accès internet, se connecter en respectant bien l'intégrité de son identifiant et de son mot de passe, parfois la connexion ne fonctionne pas et il faut renouveler sa tentative... Certain.e.s agent.e.s n'ont pas accès à un ordinateur dans leur service ou sont peu à l'aise avec le numérique... Bref, le risque d'une nouvelle progression du taux d'abstention est loin d'être nul. Déjà en 2022, Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, déplorait la chute du taux de participation aux élections professionnelles dans l’Éducation nationale, depuis que le vote électronique a été rendu obligatoire dans la Fonction publique d’État.
Enfin, la question de la sécurité des données et de leur collecte appelle une vigilance accrue de la part de la collectivité, qui engage d'ailleurs sa responsabilité. Puisque la décision du vote électronique a été prise, la CGT veillera à ce que les organisations syndicales aient leur mot à dire sur le cahier des charges et le choix du prestataire. Nous seront également attentifs à ce que les agents aient la possibilité de voter à tout moment du scrutin, que l'accès aux ordinateurs et la confidentialité du vote soient garantis. Entre autres.
29/01/2025
Se battre pour le pouvoir d’achat, c’est l’une des revendications défendues par la CGT. Mais acheter quoi ? Pourquoi ? Selon quel mode de production ? Nous avons tous, individuellement, dans nos actes quotidiens, un rôle à jouer. Quel modèle contribuons-nous à faire perdurer lorsque nous consommons ? Dans quelles poches va l’argent que nous dépensons ? Qui tire profit des algorithmes cachés derrière les réseaux sociaux que nous utilisons ?
Une organisation syndicale qui porte des revendications sans que les individus ne remettent en cause le modèle de production, ce n’est pas suffisant. De la même manière qu’un individu qui se révolte seul contre le capitalisme.
La vie peut changer. Regardons en arrière : hier, les serfs étaient la propriété de leur seigneur. Aujourd’hui, nous avons construit des outils dont la pleine puissance n’est pas encore complètement acquise. Depuis le Moyen-Âge, depuis l’Ancien Régime, depuis la fin des guerres mondiales, des millions d’individus ont uni leur force pour transformer la société. Tous et toutes rêvaient d’un monde nouveau ; ils nous en ont légué les contours et quelques jolies couleurs. Nous pouvons aller plus loin. Nous devons aller plus loin. Car, par-delà les années, ils et elles nous disent que rien n’est impossible.
Alors, pour cette nouvelle année dont le premier mois touche à sa fin, la CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo vous souhaite de partager ce rêve… en idées et en gestes !
27/09/2024
Le peuple avait pourtant parlé : une plus juste rémunération du travail, une priorité accordée aux services publics, une amélioration du niveau des pensions de retraite avec, au passage, l'abrogation d'une réforme qui avait fait descendre tant de citoyens dans la rue.
Réponse présidentielle : un gouvernement qui compte bien poursuivre la destruction des acquis sociaux et la revente à la découpe du secteur public, la truffe collée aux fesses des agences de notation et des entreprises cotées en bourse.
Pour que le message soit bien clair, on a pris soin de placer les "bons" conseillers (entendre, "macronistes") dans les cabinets ministériels les plus sensibles, histoire "d'exiger", encore et toujours plus, dans la coexistence.
Ce n'est pas un coup d’État, non. C'est simplement, et pour le dire vulgairement, du foutage de gueule caractérisé.
Le règne des administrateurs de la cité, qui voit la misère au mieux secourue mais jamais supprimée, ce règne finira par détruire la démocratie. À quoi bon l'avis du peuple puisque les experts savent mieux que nous ? Ces experts venus de nulle part (enfin, pas tout à fait : milieux d'affaires, de la finance ou des grandes entreprises) triomphent. Avec Macron, ils annonçaient la fin des déficits publics, le déclin du Rassemblement national, l'avènement de la concorde nationale. Avec les brillants résultats que l'on sait.
De notre côté, on peut laisser faire. Mais, comme nous aimons à le rappeler, la résignation est un suicide quotidien.
Les revendications portées gagnantes lors des dernières élections législatives sont plus que jamais d'actualité : hausse des salaires et des pensions, défense des services publics menacés par le manque de moyens et les appétits des groupes privés, abrogation d'une réforme des retraites inique et contestée.
Nous les porterons mardi prochain, 1er octobre, dans la rue, parce que nous ne sommes pas suicidaires !
14/06/2024
La question serait de savoir pourquoi. Un peu partout en Europe et ailleurs, des forces réactionnaires, populistes, d’extrême-droite ont pris le pouvoir et gouvernent sans que cela semble gêner le moins du monde les places boursières et les grandes entreprises qui y sont cotées.
En bon défenseur du libéralisme, compagnon de ceux qui pensent pouvoir tout administrer (un pays, un peuple, sa misère, son déclin et pourquoi pas la fin d’un monde), Emmanuel Macron s’est peut-être dit qu’il valait mieux laisser les clefs du pouvoir aux Le Pen et autres Bardella, dont on peut être sûr, au moins, de la fidélité aux valeurs du capitalisme. Les alliances utiles en découleront naturellement.
Les partisans d’une France bunkérisée dans une Europe-forteresse, qui chaufferont les bancs du Palais Bourbon sans trop froisser leurs complets sur ceux du bâtiment Louise-Weiss à Strasbourg, vont-ils raser gratis et peindre nos vies en rose ? L’ont-ils fait dans les villes qu’ils gèrent ? L’ont-ils fait dans les pays dont ils ont pris le contrôle ?
Et les autres, qu’ont-il fait pour nous ? Pour faire disparaître la misère ? Pour stimuler nos intelligences ? Pour protéger les différences ? Pour donner du sens à une vie de travail, dans un monde saturé d’anxiolytiques, de particules fines et de poisons phytosanitaires ?
On dit que des digues ont cédé, que la parole raciste et xénophobe s’est libérée, que la pensée d’extrême-droite est désormais parfaitement décomplexée.
C’est vrai.
Mais les digues ont sauté pour tout le reste aussi ! La cupidité, l’appât du gain, le cynisme, le mépris pour plus faible que soi, la bêtise assumée…
Alors, on votera. Ce n’est pas nous qui jugerons les choix même si nos valeurs profondes sont radicalement incompatibles avec celles du Rassemblement national, qui le sait et ne se prive pas de désigner la CGT comme l’organisation syndicale à abattre.
Sans forcément approuver les choix faits dans les isoloirs, nous comprenons la colère et la défiance.
Une certitude cependant : nous n’avons rien à attendre des forces politiques, néo-fascistes ou pas, qui ne font rien contre la machine à fabriquer des perdants. Car, là où il n’y a plus grand-chose à perdre, on sera toujours tenté d’aller voir du côté de ceux qui n’ont pas encore tout perdu.
Il y a tant à faire, pourtant : les milliers de milliards dépensés pour les guerres et le maintien d’un style de vie basé sur la surconsommation et le gâchis, sont autant de perdus pour vaincre les maladies, assurer les besoins fondamentaux de l’humanité tout en réparant les dégâts causés à la nature.
La vraie lutte, les vrais enjeux sont là et pas ailleurs. Ils réclament une force organisée qui, peut-être, un jour, devra enjamber les ruines d’un système politique et économique qui a fait son temps.
Et cette force reste à construire. Qu’on ait cela en tête, le 30 juin et au-delà.