Baie du Mont-Saint-Michel / Bretagne romantique / Côte d'Emeraude / Pays de Dol / Saint-Malo et son agglomération
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06/01/2026
Le passage au scrutin 100% numérique n'est pas obligatoire dans la Fonction publique territoriale et il n'y avait aucune raison impérieuse pour décider que les prochaines élections professionnelles prendraient cette forme à Saint-Malo.
Car nous sommes attaché.e.s au scrutin à l'urne, d'abord pour la convivialité de ce moment important de la démocratie au sein de la collectivité : on se déplace, on rencontre d'autres collègues, d'autres services, on a la possibilité de discuter avant et après le vote... Le contact humain, c'est important !
Ensuite, le vote électronique est objectivement moins simple : il faut disposer d'un poste avec un accès internet, se connecter en respectant bien l'intégrité de son identifiant et de son mot de passe, parfois la connexion ne fonctionne pas et il faut renouveler sa tentative... Certain.e.s agent.e.s n'ont pas accès à un ordinateur dans leur service ou sont peu à l'aise avec le numérique... Bref, le risque d'une nouvelle progression du taux d'abstention est loin d'être nul. Déjà en 2022, Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, déplorait la chute du taux de participation aux élections professionnelles dans l’Éducation nationale, depuis que le vote électronique a été rendu obligatoire dans la Fonction publique d’État.
Enfin, la question de la sécurité des données et de leur collecte appelle une vigilance accrue de la part de la collectivité, qui engage d'ailleurs sa responsabilité. Puisque la décision du vote électronique a été prise, la CGT veillera à ce que les organisations syndicales aient leur mot à dire sur le cahier des charges et le choix du prestataire. Nous seront également attentifs à ce que les agents aient la possibilité de voter à tout moment du scrutin, que l'accès aux ordinateurs et la confidentialité du vote soient garantis. Entre autres.
29/01/2025
Se battre pour le pouvoir d’achat, c’est l’une des revendications défendues par la CGT. Mais acheter quoi ? Pourquoi ? Selon quel mode de production ? Nous avons tous, individuellement, dans nos actes quotidiens, un rôle à jouer. Quel modèle contribuons-nous à faire perdurer lorsque nous consommons ? Dans quelles poches va l’argent que nous dépensons ? Qui tire profit des algorithmes cachés derrière les réseaux sociaux que nous utilisons ?
Une organisation syndicale qui porte des revendications sans que les individus ne remettent en cause le modèle de production, ce n’est pas suffisant. De la même manière qu’un individu qui se révolte seul contre le capitalisme.
La vie peut changer. Regardons en arrière : hier, les serfs étaient la propriété de leur seigneur. Aujourd’hui, nous avons construit des outils dont la pleine puissance n’est pas encore complètement acquise. Depuis le Moyen-Âge, depuis l’Ancien Régime, depuis la fin des guerres mondiales, des millions d’individus ont uni leur force pour transformer la société. Tous et toutes rêvaient d’un monde nouveau ; ils nous en ont légué les contours et quelques jolies couleurs. Nous pouvons aller plus loin. Nous devons aller plus loin. Car, par-delà les années, ils et elles nous disent que rien n’est impossible.
Alors, pour cette nouvelle année dont le premier mois touche à sa fin, la CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo vous souhaite de partager ce rêve… en idées et en gestes !
27/09/2024
Le peuple avait pourtant parlé : une plus juste rémunération du travail, une priorité accordée aux services publics, une amélioration du niveau des pensions de retraite avec, au passage, l'abrogation d'une réforme qui avait fait descendre tant de citoyens dans la rue.
Réponse présidentielle : un gouvernement qui compte bien poursuivre la destruction des acquis sociaux et la revente à la découpe du secteur public, la truffe collée aux fesses des agences de notation et des entreprises cotées en bourse.
Pour que le message soit bien clair, on a pris soin de placer les "bons" conseillers (entendre, "macronistes") dans les cabinets ministériels les plus sensibles, histoire "d'exiger", encore et toujours plus, dans la coexistence.
Ce n'est pas un coup d’État, non. C'est simplement, et pour le dire vulgairement, du foutage de gueule caractérisé.
Le règne des administrateurs de la cité, qui voit la misère au mieux secourue mais jamais supprimée, ce règne finira par détruire la démocratie. À quoi bon l'avis du peuple puisque les experts savent mieux que nous ? Ces experts venus de nulle part (enfin, pas tout à fait : milieux d'affaires, de la finance ou des grandes entreprises) triomphent. Avec Macron, ils annonçaient la fin des déficits publics, le déclin du Rassemblement national, l'avènement de la concorde nationale. Avec les brillants résultats que l'on sait.
De notre côté, on peut laisser faire. Mais, comme nous aimons à le rappeler, la résignation est un suicide quotidien.
Les revendications portées gagnantes lors des dernières élections législatives sont plus que jamais d'actualité : hausse des salaires et des pensions, défense des services publics menacés par le manque de moyens et les appétits des groupes privés, abrogation d'une réforme des retraites inique et contestée.
Nous les porterons mardi prochain, 1er octobre, dans la rue, parce que nous ne sommes pas suicidaires !
14/06/2024
La question serait de savoir pourquoi. Un peu partout en Europe et ailleurs, des forces réactionnaires, populistes, d’extrême-droite ont pris le pouvoir et gouvernent sans que cela semble gêner le moins du monde les places boursières et les grandes entreprises qui y sont cotées.
En bon défenseur du libéralisme, compagnon de ceux qui pensent pouvoir tout administrer (un pays, un peuple, sa misère, son déclin et pourquoi pas la fin d’un monde), Emmanuel Macron s’est peut-être dit qu’il valait mieux laisser les clefs du pouvoir aux Le Pen et autres Bardella, dont on peut être sûr, au moins, de la fidélité aux valeurs du capitalisme. Les alliances utiles en découleront naturellement.
Les partisans d’une France bunkérisée dans une Europe-forteresse, qui chaufferont les bancs du Palais Bourbon sans trop froisser leurs complets sur ceux du bâtiment Louise-Weiss à Strasbourg, vont-ils raser gratis et peindre nos vies en rose ? L’ont-ils fait dans les villes qu’ils gèrent ? L’ont-ils fait dans les pays dont ils ont pris le contrôle ?
Et les autres, qu’ont-il fait pour nous ? Pour faire disparaître la misère ? Pour stimuler nos intelligences ? Pour protéger les différences ? Pour donner du sens à une vie de travail, dans un monde saturé d’anxiolytiques, de particules fines et de poisons phytosanitaires ?
On dit que des digues ont cédé, que la parole raciste et xénophobe s’est libérée, que la pensée d’extrême-droite est désormais parfaitement décomplexée.
C’est vrai.
Mais les digues ont sauté pour tout le reste aussi ! La cupidité, l’appât du gain, le cynisme, le mépris pour plus faible que soi, la bêtise assumée…
Alors, on votera. Ce n’est pas nous qui jugerons les choix même si nos valeurs profondes sont radicalement incompatibles avec celles du Rassemblement national, qui le sait et ne se prive pas de désigner la CGT comme l’organisation syndicale à abattre.
Sans forcément approuver les choix faits dans les isoloirs, nous comprenons la colère et la défiance.
Une certitude cependant : nous n’avons rien à attendre des forces politiques, néo-fascistes ou pas, qui ne font rien contre la machine à fabriquer des perdants. Car, là où il n’y a plus grand-chose à perdre, on sera toujours tenté d’aller voir du côté de ceux qui n’ont pas encore tout perdu.
Il y a tant à faire, pourtant : les milliers de milliards dépensés pour les guerres et le maintien d’un style de vie basé sur la surconsommation et le gâchis, sont autant de perdus pour vaincre les maladies, assurer les besoins fondamentaux de l’humanité tout en réparant les dégâts causés à la nature.
La vraie lutte, les vrais enjeux sont là et pas ailleurs. Ils réclament une force organisée qui, peut-être, un jour, devra enjamber les ruines d’un système politique et économique qui a fait son temps.
Et cette force reste à construire. Qu’on ait cela en tête, le 30 juin et au-delà.
27/04/2024
Comme si le travail devait être fêté ! Qu'on se le dise : le 1er mai est et restera la fête des vivants, conscients de devoir louer leur force de travail pour vivre (et parfois survivre), mais désireux d'abolir, un jour, cette aliénation.
Il faudra pour cela du temps, mais aussi et surtout de la détermination. Et pour que cette détermination prenne corps, il faut s'engager.
Se syndiquer, c'est rejoindre cet espace de solidarité construit par nos anciens.
Être solidaire, c'est se confronter à d'autres réalités de travail que la sienne et découvrir que nos problèmes sont souvent alimentés par une même source.
Nourrir cette connaissance, c'est se forger une conscience de la lutte des classes qui, décidément, est loin d'être terminée.
Et, un jour, déclarer la guerre à la classe dominante, celle qui transforme TOUT en marchandises, peu importe le coût humain, social, écologique, c'est utiliser l'arme la plus puissante qui ait jamais été inventée par les hommes et les femmes : la grève générale, qui prive le système capitaliste de tout oxygène.
En attendant, célébrons ensemble notre fête, le 1er mai, et retrouvons-nous :
Télécharger le tract de l'intersyndicale pour Saint-Malo