CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo

Baie du Mont-Saint-Michel / Bretagne romantique / Côte d'Emeraude / Pays de Dol / Saint-Malo et son agglomération

06 76 31 98 69

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Dernières nouvelles

Crise managériale à Miniac-Morvan : le monde à l’envers !

23/01/2026

Crise managériale à Miniac-Morvan : le monde à l’envers !

Nous rappelons à M. le maire que c’est d’abord son ex-premier adjoint, M. Eric Martin, qui a dénoncé le « management funeste exercé par M. Olivier Compain à l’encontre de ses agents administratifs » dans un courrier adressé au préfet d’Ille-et-Vilaine, le 27 mai 2024. L’accusation ne vient donc pas de la CGT mais de celui qui a travaillé à ses côtés pendant plus de cinq ans, avant de démissionner en mai dernier, portant à quatre le nombre d’adjoints démissionnaires depuis le début du mandat, sans parler des conseillers.
Les faits sont têtus et nous n’y pouvons rien. M. le maire reconnaît ainsi « des dysfonctionnements au sein des services administratifs » et il ajoute : « 9 agents sur 47 ». Ce qui représente tout de même près de 20 % des effectifs municipaux, touchés par ces « dysfonctionnements »... Nous serons plus précis : sur les dix agents en poste en mairie, trois ont été ou sont encore en arrêt de travail pour burn-out. L’un a préféré demander sa mutation plutôt que de continuer à subir l’épuisement professionnel.
M. Compain déclare avoir agi dès lors que ces faits ont été portés à sa connaissance. Donc au minimum depuis la réunion en sous-préfecture, le 30 mai 2024, avec l’un de ses adjoints, deux agents municipaux, le CDG35 et le sous-préfet lui-même. Or nous affirmons, preuve à l’appui, que les arrêts pour épuisement professionnel et souffrance au travail ont continué depuis. Nous affirmons encore, preuve à l’appui, qu’au printemps 2025, soit près d’un an après les actions soi-disant engagées par le maire, la sous-préfecture d’Ille-et-Vilaine continuait de recevoir des alertes « faisant état de la persistance de tensions et de difficultés majeures au sein des services municipaux, compromettant le fonctionnement normal de la commune ». Ce sont les propos de M. Philippe Brugnot, ex-sous-préfet, qu’il serait osé de qualifier de « malhonnêtes ». Mais aucune action n’a accompagné, semble-t-il, ce constat.
Au-delà des tentatives maladroites de M. Compain de se justifier, ce qui nous inquiète par-dessus tout, c’est l’absence totale de remise en question du management « funeste » exercé auprès des agents, et qui est sans nul doute la cause de la souffrance professionnelle et des arrêts de travail en cascade. Ce qui nous inquiète tout autant, c’est le silence voire l’action contre-productive des pouvoirs publics sensés contrôler, si besoin, l’action des municipalités. L’exemple de l’agent de Miniac-Morvan qui s’est ému de recevoir un bulletin de salaire NÉGATIF pour le mois de novembre 2025 et qui, pour la peine, a écopé d’une sanction disciplinaire, n’est pas seulement édifiant du peu de considération que l’employeur porte à ses salariés, du moins certains d’entre eux. Il témoigne aussi d’une faillite généralisée, car ce sont les services du CDG35 qui sont à l’origine de cette énorme boulette qui a eu non seulement des conséquences économiques mais aussi morales sur l’agent en question (lequel, rappelons-le, était alors en reprise à temps partiel thérapeutique). Sans entrer dans les détails, il s’agissait de trop-perçus suite une requalification d’arrêt maladie. Interrogé par les élus de Miniac-Morvan, le service Statuts et Rémunération du CDG35, à qui la municipalité a délégué la gestion des salaires, a répondu qu’« il n'y a aucune disposition légale indiquant qu'il est interdit d'établir un salaire à zéro ». On croit rêver ! Comment vit-on de son travail avec zéro euro par mois ?
Le propre site web du CDG35 confirme que le reversement de trop-perçus susceptible d’être exigé par l’employeur, « doit obéir à certaines limites » et qu’en cas de saisie sur salaire, la part pouvant être saisie ou cédée varie selon le niveau de rémunération et le nombre de personnes à charge. « Il doit être laissé au salarié une somme au moins égale au montant mensuel du revenu de solidarité active (R.S.A.). » Là encore, nous n’inventons rien !
Dire de l’alerte lancée par la CGT qu’elle « viserait à défendre l’un de ses membres, insatisfait de la situation actuelle », comme le fait M. Compain dans Ouest-France (22/01/2026) est déplacé et méprisant. Notre démarche est collective, portée par les agents victimes, qu’ils et elles soient syndiqué(e)s ou non. Elle illustre, hélas, le constat d’une dégradation de nos services publics et d’un manque de considération voire de protection pour celles et ceux qui les assurent au quotidien.

Miniac-Morvan : silence, on souffre

20/01/2026

Miniac-Morvan : silence, on souffre

À ce jour, les conséquences humaines et professionnelles de ce climat délétère sont particulièrement graves. Plusieurs agents expérimentés, en poste depuis de nombreuses années, ont été ou sont toujours placés en arrêt de travail. Certains ont quitté définitivement la collectivité. Pour d’autres, la souffrance au travail a conduit à la reconnaissance en maladie professionnelle, accompagnée d’un suivi médical et de traitements médicamenteux, traduisant une atteinte sérieuse à leur santé psychique et physique.
Face à la gravité de la situation et à ses effets durables, les agents concernés avec courage ont alerté à de multiples reprises les services de l’État, notamment la Préfecture, ainsi que le Centre de gestion départemental. Le malaise dépasse par ailleurs le seul cadre administratif : il s’est également manifesté au sein de la majorité municipale. En effet, les 16 et 27 mai 2024, deux adjoints au maire ont adressé chacun un courrier au préfet et au sous-préfet, dénonçant explicitement le comportement « odieux » d’un élu à l’égard d’un agent, ou encore « les conséquences du management funeste (ou de l’absence de management) exercé par M. Olivier Compain à l’encontre de ses agents administratifs ».
Une réunion s’est tenue en sous-préfecture le 30 mai 2024, en présence du maire, d’un adjoint, de deux agents municipaux et du Centre de gestion d’Ille-et-Vilaine, laquelle a été suivie d’un audit conduit par ce dernier. Toutefois, force est de constater qu’aucune amélioration structurelle ou durable n’a été observée depuis lors.
La CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo a également exprimé sa profonde inquiétude, tant auprès des élus de Miniac-Morvan que des services de l’État, notamment par un courriel adressé à la préfecture d’Ille-et-Vilaine le 15 mars 2025. Dans sa réponse datée du 1er avril, M. Philippe Brugnot, sous-préfet de Saint-Malo reconnaissait continuer à recevoir des alertes faisant état de la persistance de tensions et de difficultés majeures au sein des services municipaux, compromettant le fonctionnement normal de la commune. Il indiquait s’engager à organiser une nouvelle réunion avec M. Compain afin de poursuivre le dialogue engagé. À ce jour, il n’est pas établi que cette rencontre ait effectivement eu lieu.
La CGT a par ailleurs été contrainte d’intervenir à plusieurs reprises directement en mairie afin de rencontrer et d’accompagner des agents en grande difficulté. À cet égard, la situation de l’ancienne directrice générale des services illustre de manière particulièrement préoccupante les dysfonctionnements observés : celle-ci a reçu, en novembre 2025, un bulletin de salaire négatif, malgré une reprise du travail en temps partiel thérapeutique depuis le mois de septembre. Après avoir légitimement alerté sa hiérarchie, elle a fait l’objet d’une mesure disciplinaire, ajoutant une pression supplémentaire à un contexte déjà fortement dégradé !
Par le présent communiqué, la CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo dénonce solennellement un mode de management qu’elle qualifie de désastreux au sein de la municipalité de Miniac-Morvan. Elle déplore également l’absence de mesures correctrices efficaces de la part des autorités compétentes, en dépit des nombreuses alertes émises tant par les agents, que par certains élus et par l’organisation syndicale elle-même.
La situation actuelle appelle désormais une prise de responsabilité claire, rapide et déterminée des pouvoirs publics afin de garantir la protection de la santé des agents avant qu’un drame n’arrive, le respect du droit du travail et le bon fonctionnement du service public communal.

Sur le choix du vote électronique pour les élections professionnelles 2026 à Saint-Malo

06/01/2026

Sur le choix du vote électronique pour les élections professionnelles 2026 à Saint-Malo

Le passage au scrutin 100% numérique n'est pas obligatoire dans la Fonction publique territoriale et il n'y avait aucune raison impérieuse pour décider que les prochaines élections professionnelles prendraient cette forme à Saint-Malo.

Car nous sommes attaché.e.s au scrutin à l'urne, d'abord pour la convivialité de ce moment important de la démocratie au sein de la collectivité : on se déplace, on rencontre d'autres collègues, d'autres services, on a la possibilité de discuter avant et après le vote... Le contact humain, c'est important !

Ensuite, le vote électronique est objectivement moins simple : il faut disposer d'un poste avec un accès internet, se connecter en respectant bien l'intégrité de son identifiant et de son mot de passe, parfois la connexion ne fonctionne pas et il faut renouveler sa tentative... Certain.e.s agent.e.s n'ont pas accès à un ordinateur dans leur service ou sont peu à l'aise avec le numérique... Bref, le risque d'une nouvelle progression du taux d'abstention est loin d'être nul. Déjà en 2022, Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, déplorait la chute du taux de participation aux élections professionnelles dans l’Éducation nationale, depuis que le vote électronique a été rendu obligatoire dans la Fonction publique d’État.

Enfin, la question de la sécurité des données et de leur collecte appelle une vigilance accrue de la part de la collectivité, qui engage d'ailleurs sa responsabilité. Puisque la décision du vote électronique a été prise, la CGT veillera à ce que les organisations syndicales aient leur mot à dire sur le cahier des charges et le choix du prestataire. Nous seront également attentifs à ce que les agents aient la possibilité de voter à tout moment du scrutin, que l'accès aux ordinateurs et la confidentialité du vote soient garantis. Entre autres.

 

Show must not go on !

29/01/2025

Show must not go on !

Se battre pour le pouvoir d’achat, c’est l’une des revendications défendues par la CGT. Mais acheter quoi ? Pourquoi ? Selon quel mode de production ? Nous avons tous, individuellement, dans nos actes quotidiens, un rôle à jouer. Quel modèle contribuons-nous à faire perdurer lorsque nous consommons ? Dans quelles poches va l’argent que nous dépensons ? Qui tire profit des algorithmes cachés derrière les réseaux sociaux que nous utilisons ?
Une organisation syndicale qui porte des revendications sans que les individus ne remettent en cause le modèle de production, ce n’est pas suffisant. De la même manière qu’un individu qui se révolte seul contre le capitalisme.
La vie peut changer. Regardons en arrière : hier, les serfs étaient la propriété de leur seigneur. Aujourd’hui, nous avons construit des outils dont la pleine puissance n’est pas encore complètement acquise. Depuis le Moyen-Âge, depuis l’Ancien Régime, depuis la fin des guerres mondiales, des millions d’individus ont uni leur force pour transformer la société. Tous et toutes rêvaient d’un monde nouveau ; ils nous en ont légué les contours et quelques jolies couleurs. Nous pouvons aller plus loin. Nous devons aller plus loin. Car, par-delà les années, ils et elles nous disent que rien n’est impossible.
Alors, pour cette nouvelle année dont le premier mois touche à sa fin, la CGT des Territoriaux du Pays de Saint-Malo vous souhaite de partager ce rêve… en idées et en gestes !

Du changement dans la continuité ?

27/09/2024

Du changement dans la continuité ?

Le peuple avait pourtant parlé : une plus juste rémunération du travail, une priorité accordée aux services publics, une amélioration du niveau des pensions de retraite avec, au passage, l'abrogation d'une réforme qui avait fait descendre tant de citoyens dans la rue.

Réponse présidentielle : un gouvernement qui compte bien poursuivre la destruction des acquis sociaux et la revente à la découpe du secteur public, la truffe collée aux fesses des agences de notation et des entreprises cotées en bourse.

Pour que le message soit bien clair, on a pris soin de placer les "bons" conseillers (entendre, "macronistes") dans les cabinets ministériels les plus sensibles, histoire "d'exiger", encore et toujours plus, dans la coexistence.

Ce n'est pas un coup d’État, non. C'est simplement, et pour le dire vulgairement, du foutage de gueule caractérisé.

Le règne des administrateurs de la cité, qui voit la misère au mieux secourue mais jamais supprimée, ce règne finira par détruire la démocratie. À quoi bon l'avis du peuple puisque les experts savent mieux que nous ? Ces experts venus de nulle part (enfin, pas tout à fait : milieux d'affaires, de la finance ou des grandes entreprises) triomphent. Avec Macron, ils annonçaient la fin des déficits publics, le déclin du Rassemblement national, l'avènement de la concorde nationale. Avec les brillants résultats que l'on sait.

De notre côté, on peut laisser faire. Mais, comme nous aimons à le rappeler, la résignation est un suicide quotidien.

Les revendications portées gagnantes lors des dernières élections législatives sont plus que jamais d'actualité : hausse des salaires et des pensions, défense des services publics menacés par le manque de moyens et les appétits des groupes privés, abrogation d'une réforme des retraites inique et contestée.

Nous les porterons mardi prochain, 1er octobre, dans la rue, parce que nous ne sommes pas suicidaires !

 

Télécharger le tract intersyndical

Recevoir notre newsletter